les 10 questions les plus posées

 

Quelle huile pour quelle conduite ?

 

Conduites en ville : Utilisez une huile semi-synthèse.
Redémarrages, faibles trajets n'épargnent pas la mécanique. Cette huile plus chère à l'achat protègera mieux le moteur aussi bien à froid qu'à chaud.
En usage citadin, la fréquence des vidanges doit être augmentée.
 
Conduites intensives : Utilisez une huile de synthèse.
Huile haut de gamme qui vous donnera les meilleurs résultats en terme de lubrification et donc de protection de votre mécanique.
 
Conduites routières sans trop d'efforts mécaniques brusques : Utilisez une huile minérale.
Moins fluide que les huiles de synthèse ou de semi-synthèse, cette huile d'un excellent rapport qualité-prix suffira amplement pour lubrifier et protéger votre mécanique.

 

Indice de viscosité : Kesako ?

 

Quand la pression est élevée, la température va monter, la viscosité va descendre. Un bon indice de viscosité traduit l'aptitude de l'huile à maintenir une viscosité stable malgré l'évolution de la température pour garantir de bonnes caractéristiques de lubrification.
Une viscosité importante signifie une meilleure lubrification de toutes les parties du moteur.
 
Cet indice (15W-40 par exemple pour l'indice le plus fréquemment rencontré) exprime deux données essentielles :
 
 
• Le premier chiffre (15W dans notre exemple) indique la classe de viscosité de l'huile hiver ( W signifie winter en anglais) dont les caractéristiques correspondent à des fonctionnements à froid. Plus l'indice est élevé et moins l'huile est fluide. Autrement dit, en habitant en montagne ou dans une région froide, on optera pour un coefficient le plus proche de 0 pour donner à l'huile toute l'efficacité nécessaire à des démarrages difficiles en hiver.
En effet, une huile très fluide n'aura pas besoin d'atteindre une forte température pour être lubrifiante. Si au contraire on habite dans une région chaude, on se contentera d'une huile de classe 15 (donc moins fluide).
 
 
• Le second chiffre (40 dans notre exemple) indique la classe de viscosité de l'huile moteur été, les caractéristiques correspondent à des fonctionnements à chaud. Plus le chiffre est élevé plus la lubrification sera efficace à haute température.
Au contraire du premier chiffre, si on habite en région froide, on optera pour une classe de 30 qui sera suffisante. Par contre, si on habite dans une région chaude, il est recommandé de pousser jusqu'à une classe 40 voire 50 pour éviter la rupture du filtre à huile à haute température.

 

Les lubrifiants sont des produits complexes et nécessitant une haute technicité: VRAI

 

Les lubrifiants sont fabriqués par mélange d'huiles de base, d'additifs de performance et de polymères.

Ce sont des produits qui appartiennent au domaine para-chimique et qui ont connu des évolutions considérables depuis un siècle.
Les lubrifiants font l'objet d'une recherche permanente de la chimie organique, chaque formule nécessitant des millions d'euros d'investissement, afin de produire des huiles de qualité, qui permettent de réaliser de très bonnes performances mais aussi qui préservent la mécanique générale des usures du temps.
Récemment, la recherche s'oriente vers des solutions plus respectueuses de l'environnement.

 

Huiles minérale / synthétique : quelles différences ?

 

Si les huiles de bases sont issues
• du raffinage du pétrole, le lubrifiant est dit " minéral "
• de la pétrochimie, le lubrifiant est dit " synthétique "

 

Huile moteur : mono- ou multi-grade ?

 

Avec des polymères, une huile est dite multigrade car sa viscosité à chaud est modifiée.
Sans polymère une huile est dite monograde.

 

Les huiles hydrauliques : quel fonctionnement ?

 

Les huiles hydrauliques sont séparées en deux grandes familles principales :
 
• les huiles fonctionnant à des températures peu élevées souvent parce que la pression est moyenne (inférieure à 150 bars) ou parce que le temps de fonctionnement est bref ; ce sont les huiles ISO HM
 
• les huiles fonctionnant à des températures élevées (90°C) parce que la pression de service est forte (parfois supérieure à 350 bars) et les temps de fonctionnement longs (plusieurs heures) ; ce sont les huiles ISO HV
 
 
Bien que ne se salissant pas au contact d'une chambre de combustion, les huiles hydrauliques se chargent d'humidité et de débris métalliques. Elles doivent être vidangées régulièrement.
En aucun cas les fuites d'huiles liées à des ruptures de flexibles ne constituent des vidanges efficaces.

 

Quelle utilisation pour les huiles engrenages ?

 

Les huiles engrenages sont très nombreuses ;
on classe dans cette catégorie tous les lubrifiants liés à la transmission de la puissance mécanique :
 
• boîtes de vitesses automatiques, manuelles et convertisseurs,
 
• boîtes de transfert, ponts et réducteurs,
 
• engrenages industriels fixes
 
Les additifs au souffre-phosphore qui entrent généralement dans leur composition leur confèrent une odeur très reconnaissable.
Ces lubrifiants perdent toutes leurs qualités en cas de pollution par de l'eau.

 

Combien de produits lubrifiants existe-t-il ?

 

Chaque marque de lubrifiants doit entretenir au moins une centaine de sortes d'huiles pour couvrir toutes les applications nécessaires au fonctionnement d'une société technologique.

 

Le liquide de refroidissement : comment ça marche ?

 

Les liquides de refroidissement sont composés d'eau distillée, de monoéthylèneglycol (MG) et d'additifs de protection et anticorrosion. Ils sont nécessaires au fonctionnement des moteurs pour évacuer la chaleur de l'explosion.
Chaque composant a son intérêt :
 
• l'eau distillée est nécessaire pour éviter les dépôts minéraux,
 
• le MG pour apporter une onctuosité au mélange et, pour les climats froids, abaisser le point de congélation du fluide,
 
• les additifs pour éviter les corrosions internes et les phénomènes électrolytiques.

 

Le liquide de freins : comment ça marche ?

 

Les liquides de freins transmettent aux mâchoires qui serrent les disques la pression que le conducteur exerce sur la pédale.
Totalement incompressibles, les liquides de freins doivent être très résistants à la chaleur dégagée par le ralentissement et l'arrêt du mobile. Ils doivent aussi protéger l'intérieur du circuit de la corrosion.
Très hydrophiles, ces produits absorbent l'humidité et perdent leur qualité.
Ils doivent être vidangés régulièrement pour éviter le phénomène de tampon de vapeur qui rend le freinage totalement inopérant.